Hier... Aujourd'hui...

« Chamkhaleh, notre station balnéaire, s’était construite au fil des années le long d'une bande de sable argenté, devenue par la suite sa plage principale. Elle était constituée de maisons en bois, de bungalows aux toits de chaume et aux murs en bambou. Toutes les habitations étaient bordées par la rivière, qui les longeait sur quelques kilomètres de littoral pour se jeter à la mer. Ce qui lui donnait, vu d’un peu plus loin, l’allure d’une presqu’île. Il y avait tout au plus quelques centaines d’habitations. Seuls quelques notables s’étaient offert des maisons en dur. Cette langue de terre formait un lieu à part. Il y régnait une ambiance insulaire régie par ses propres lois. A cette époque, il n’y avait pas encore le pont et, pour y accéder, il fallait traverser la rivière à la barque. Chaque passage coûtait quelques centimes, pas grand-chose, mais, avec le temps, ça finissait par coûter. Les voitures, on les transportait sur un bac. La traversée était un peu plus chère. Les bacs ne marchaient pas la nuit. Dès la fin de l’après-midi et jusqu'au lever du soleil, on avait le sentiment d’être coupé du reste du monde. » - Extrait de Ma part d'elle
 
 

La Révolution... la Guerre...

« Puis le peuple d’Iran s’est soulevé. Mais pourquoi ? Pour quelle raison les gens sont-ils descendus dans les rues pour demander le départ du shah ? Je t’assure que si on leur posait la question aujourd’hui, la majorité des Iraniens ne sauraient y répondre. Pour la liberté ? Je ne le pense pas. Pour une meilleure vie ? Je ne le crois toujours pas. Car, depuis 1979, ils sont beaucoup moins libres, leur vie est plus difficile qu'avant, et pourtant, ils ne se soulèvent plus. Pourquoi ce pays a-t-il été ainsi donné aux mollahs ? En échange de quoi ? Personne ne le sait. C’est étrange comment dans une société la révolte peut soudain devenir une nécessité. Et être révolutionnaire, une vertu. » - Extrait de Ma part d'elle
 
 

“I believe in Love” Googoosh

Une publicité des années 60′